CompuGroup Medical
Synchronizing Healthcare

Découvrez tout sur la vision, la mission et les personnes qui façonnent CompuGroup Medical dans le monde. Vous trouverez également ici des informations, des documents et d'autres publications pour les investisseurs.

A propos de nous
CGM France
Carrière
Eine junge Frau telefoniert mit ihrem Smartphone, während sie einen Tablet-PC hält
Côté presse
Eine Person sitzt auf einem Sofa und tippt auf einem Laptop, vor ihr steht eine Tasse

Hygiène au cabinet médical : une obligation pour la santé des patients 

24 octobre 2022 | CompuGroup Medical
Cabinet médical équipe de nettoyage

Lieu d’accueil des patients, notamment de ceux à haut risque infectieux, le cabinet médical fait l’objet de nombreuses recommandations relevant de la déontologie médicale lorsqu’il s’agit d’hygiène et de prévention. Les professionnels de santé ont ainsi pour obligation de dispenser de soins de la meilleure qualité qui soit aux patients et de leur garantir une haute protection contre les divers risques d’infection générés par le manque d’hygiène. Pour cela, quelques règles pratiques sont à respecter.

  

À la base, des obligations déontologiques

 

Selon l’article 71 du code de déontologie médicale, le médecin doit disposer d’une installation convenable pour son lieu d’exercice. Cela comprend donc le fait de :

  • pratiquer au sein de locaux permettant le respect du secret professionnel
  • disposer de moyens techniques suffisants en rapport avec la nature des actes qu’il pratique ou de la population qu’il prend en charge
  • s’assurer que les conditions dans lesquelles il exerce ne compromettent ni la qualité des soins et des actes médicaux, ni la sécurité des personnes examinées
  • procéder à la stérilisation et à la décontamination des dispositifs médicaux qu’il utilise
  • éliminer les déchets médicaux selon les procédures réglementaires
  • veiller à la compétence des personnes qui travaillent avec lui

 

L’entretien du cabinet et de la salle d’attente

 

La Haute Autorité de Santé a publié plusieurs recommandations concernant les locaux du cabinet médical et la salle d’attente attenante. En effet, ceux-ci doivent être tenus dans un état de propreté indispensable à la santé des patients et du personnel, et être convenablement nettoyés, éclairés, ventilés et chauffés.

Ainsi, l’aménagement des locaux doit privilégier un entretien facile, efficace et dont la fonction première est strictement dédiée aux soins des patients. Il est donc conseillé d’opter pour des revêtements lessivables lisses et non poreux pour toutes les surfaces (sols, murs, plans de travail). Il est également nécessaire de nettoyer quotidiennement ces mêmes surfaces, le mobilier et les équipements.

En outre, après le passage de chaque patient, il est obligatoire de désinfecter le fauteuil dans lequel il s’est installé pour ses soins, avec une lingette à usage unique, ainsi que le bureau et les poignées de porte. Il en est de même pour les toilettes du cabinet, si celles-ci sont mises à disposition des patients notamment.

Concernant, la salle d’examen et de soins, celle-ci doit être équipée d’ : 

  • une poubelle réservée aux déchets ménagers : emballages, papiers, couches
  • une table ou un fauteuil d’examen, recouvert d’un revêtement lessivable et d’un support non tissé ou d’un drap à usage unique changé entre chaque patient

 

La gestion des déchets d’activité et de soins

 

La propreté du cabinet médical concerne également la gestion des déchets de soins médicaux et leur élimination. Ces derniers sont issus du diagnostic, du suivi et du traitement préventif, curatif ou palliatif tels que :

  • les déchets présentant un risque infectieux qui contiennent des micro-organismes viables ou leurs toxines
  • les matériels et matériaux piquants ou coupants, en contact ou non avec un produit biologique
  • les produits sanguins à usage thérapeutique incomplètement utilisés ou arrivés à péremption
  • les déchets anatomiques humains

 

Les médecins doivent donc disposer dans leur cabinet d’:

  • une poubelle équipée de sac-poubelle de couleur différente pour le recueil des déchets d’activité de soins à risques infectieux (DASRI) ; la couleur retenue pour ces emballages est le jaune, couleur correspondant au signalement européen du risque biologique
  • une boîte à objet piquant, coupant, tranchant (OPCT) situé à portée de main du soin

 

La désinfection des instruments médicaux et du matériel

 

Les dispositifs médicaux ne doivent pas compromettre l’état clinique et la sécurité des patients, ni présenter de risques pour les personnes qui les implantent, ou pour des tiers. Ainsi, l’utilisation de matériel à usage unique est obligatoire notamment pour tout geste invasif, dès lors que ce matériel est disponible (seringues, aiguilles, lames de bistouri, etc.). De façon générale, le matériel médical à usage unique est le plus sûr et le plus pratique. À défaut, le code de déontologie médicale précise à l’article 71 qu’il faut toujours « veiller à la stérilisation et à la décontamination des dispositifs médicaux » utilisés.

De fait, bien aseptiser les outils médicaux permet d’assurer la protection des patients. Pour cela, les instruments médicaux doivent subir un cycle complet de stérilisation avant de les réutiliser. Pour les désinfecter, l’utilisation de produits capables de tuer tous les micro-organismes ou d’inactiver les virus est indispensable. Le médecin peut donc opter pour des antiseptiques, employés pour les tissus vivants, et les désinfectants destinés aux dispositifs médicaux.

Enfin, selon le type de contact, le matériel devra être traité différemment.

  • Le matériel « critique », c’est -à-dire à haut risque infectieux introduit dans le système vasculaire ou dans une cavité doit être traité par stérilisation.
  • Le matériel « semi-critique » ou à risque infectieux intermédiaire entrant en contact avec une muqueuse sans lésion de celle-ci, ou avec une peau lésée superficiellement, doit être traité par une désinfection de niveau intermédiaire ou par stérilisation.
  • Un dispositif médical non critique », c’est-à-dire à bas risque infectieux entrant en contact avec une peau intacte ou n’ayant aucun contact avec le patient doit être traité par une désinfection de bas niveau.

 

Lavage des mains et lutte contre les infections

 

Se laver les mains régulièrement représente la meilleure façon d’éviter la propagation d’infections. Il s’agit ainsi d’une mesure majeure qui ne doit pas être négligée au sein du cabinet médical.  Pour cela, deux options sont possibles : se laver les mains au lavabo avec de l’eau et du savon pendant 60 secondes minimum, ou se frictionner les mains avec un gel antibactérien, à base d’alcool. Le plus efficace étant le lavage des mains à l’eau et au savon même s’il demande un peu de temps jusqu’au séchage. À ce titre, il est préférable de mettre à disposition du médecin, des patients et du personnel, un distributeur de savon liquide à pompe et d’utiliser des essuie-mains en papier à usage unique afin d’éviter toute nouvelle possibilité de contamination.

Il est également important que le médecin se désinfecte les mains entre chaque patient. Et qu’il porte systématiquement des gants d’examen à usage unique en vinyle ou en latex s’il est en contact de plaies chroniques, lésions ou liquides biologiques.

Enfin, depuis, la crise de Covid-19, la mise en place permanente d’outils de lutte contre le virus est obligatoire tels que du gel hydroalcoolique. Concernant le port du masque dans les établissements médicaux, il n’est plus obligatoire depuis le 1er août 2022. Cependant, l’arrêté du 30 juillet 2022 publié au JO indique que le responsable de l'établissement ou du cabinet peut décider de le rendre obligatoire. La plupart des lieux de soins demandent donc encore le port du masque et des affiches sur le port du masque sont apposées à l’entrée des cabinets.

Ça pourrait aussi vous intéresser…